Messieurs, votre web-magazine préféré L’Atelier Des Hommes est de retour pour une rubrique « Moto ». Aujourd’hui, nous allons vous préparer un petit guide de conseils pour l’achat de votre moto A2.
Nombreux sont ceux qui ont apprécié notre face-à-face entre la Ducati Streetfighter V4 et la Kawasaki ZH2.
Le permis moto A2 attire chaque année une nouvelle génération de passionnés. Mais une fois la formation terminée, le choix de la première moto ressemble souvent à un labyrinthe sans panneau.
Aucun besoin de stresser : L’Atelier laisse tomber la cravate pour enfiler le cuir, sortir les bottes et partir à la chasse aux bons conseils, histoire de vous guider dans cette jungle mécanique.
Comment choisir sa moto A2 ?
Petit rappel : la réglementation autour du permis A2 s’est durcie ces dernières années, histoire de mieux encadrer les novices sur le bitume. Mais une fois le précieux papier en poche, la vraie question surgit : quelle monture choisir ?
La sélection s’organise en deux grandes familles : les motos directement éligibles A2 (pas de bridage, puissance limitée à 47,5 chevaux), et celles qui nécessitent une bride pour entrer dans les clous. À vous de voir si vous préférez exploiter une machine bridée, mais incomplète, ou partir sur une moto conçue dès le départ pour votre permis.
À noter : choisir une moto bridée ne fait pas baisser le tarif de l’assurance. Autrement dit, vous paierez le tarif fort pour un potentiel limité. Un détail qui compte sur le long terme.
Votre choix dépendra forcément de trois facteurs : le budget, l’usage que vous comptez faire de la moto, et votre propension à changer régulièrement de véhicule.
Un exemple concret : investir 6 000 à 7 000 € dans une Yamaha MT07, assurance comprise entre 90 et 100 € par mois, pour la garder quelques années, franchir le cap du permis A, puis passer à la catégorie supérieure. Ou bien, miser sur une Honda CB 500F ou une KTM 390 Duke, moins chère à l’achat (entre 4 000 et 5 000 €), avec une assurance plus douce (50-60 €/mois), facile à revendre et parfaite pour progresser ensuite.
Deux approches, deux philosophies. Reste aussi la possibilité de choisir un modèle identique à celui utilisé lors de la formation. La majorité des écoles misent sur la Honda CB 500F, la Yamaha MT 07, la Suzuki SV 650 ou la Kawasaki Z 650 (ces trois dernières nécessitant un bridage).
Choisir la bonne assurance
Sélectionner une assurance adaptée à votre deux-roues, c’est tout sauf anodin. Le contrat doit coller à votre profil, à votre moto, et à votre budget. Voici quelques points concrets pour éviter les mauvaises surprises et rouler l’esprit tranquille :
Prudence sur le haut de gamme
S’offrir une moto premium peut faire rêver, mais ce rêve a un prix. En cas de casse, la moindre pièce spécifique plombe la facture. Le vol ? L’assureur ne rigole pas non plus, et la cotisation grimpe. Ceux qui veulent une machine d’exception savent à quoi s’attendre, mais pour les trajets quotidiens, une moto standard évite bien des tracas.
Attention aux modifications
Modifier la cylindrée ou booster les performances, c’est prendre le risque de voir l’assurance s’envoler. Plus la moto suscite l’envie, plus elle attire les voleurs. Les pièces custom coûtent cher à réparer, et le risque d’accident augmente avec la puissance. Bref, chaque modification se retrouve sur la note finale.
Limiter le kilométrage
Une moto qui roule peu coûte moins cher à assurer. Si votre usage se résume à quelques kilomètres pour aller au travail, pensez à déclarer un kilométrage réduit. À la clé : des économies, sans concession sur la sécurité.
Stationnement sécurisé
Un deux-roues bien protégé, c’est une prime d’assurance allégée. Privilégiez le garage fermé, la résidence sécurisée ou l’allée privée. Ces précautions pèsent lourd pour réduire la facture, et évitent bien des désagréments.
Transparence avec l’assureur
Déclarer la réalité de son usage, c’est éviter les mauvaises surprises. Ne cherchez pas à réduire la facture par des omissions : en cas de pépin, l’assureur n’apprécie guère les zones d’ombre. Mieux vaut payer le juste prix pour une couverture qui correspond à vos besoins.
L’enjeu, ce n’est pas de dénicher le tarif le plus bas à tout prix. Ce qui compte, c’est d’avoir une assurance cohérente avec sa pratique. La prime réduite, c’est la cerise sur le gâteau.
L’expérience terrain
De mon côté, après l’obtention du permis A2, je cherchais une moto abordable à l’achat, simple à entretenir, économique à l’usage, et facile à revendre. Après plusieurs essais, j’ai été séduit par la KTM 390 RC. Proposée à 4 000 € chez un concessionnaire, garantie comprise, elle cochait toutes les cases, avec une touche d’originalité en prime.
Côté assurance, 55 € par mois en tous risques. L’entretien ? Tous les 7 500 km, pour 160 €. La consommation restait raisonnable, avec une autonomie entre 280 et 350 km.
Pendant deux ans, cette moto m’a permis de rouler sans me ruiner, tout en me faisant plaisir. Deux ans plus tard, après le passage au permis A, revente de la KTM 390 RC pour 3 700 €. La somme récupérée m’a aidé à passer sur une KTM 1290 Superduke R, et là encore l’assurance restait contenue : 70 € par mois en tous risques.
Chacun trouvera sa voie. Certains privilégient la montée en puissance rapide, d’autres préfèrent savourer chaque étape avant de viser plus haut.
Le top 3 des motos bridées A2 de L’Atelier
Voici trois modèles qui font l’unanimité chez les motards A2 à la recherche d’une moto bridée :
- Yamaha MT-07
- KTM Duke 790
- Indian Scout Bobber
La Yamaha MT-07 s’est imposée comme une référence, grâce à son moteur expressif et ses coloris accrocheurs.
Passée trop vite en concession, la KTM 790 Duke a su marquer les esprits grâce à sa gueule, son moteur nerveux et son équipement dernier cri.
Quant à l’Indian Scout Bobber, elle incarne la touche américaine, récemment arrivée en France. Un vrai clin d’œil à ceux qui veulent rouler différent, même avec un permis A2.
Les 3 meilleures motos A2 de L’Atelier
Pour ceux qui veulent une moto pensée dès l’origine pour le permis A2, ces trois modèles sortent du lot :
- KTM 390 Duke ou RC
- Husqvarna 401 Pilen
- Royal Enfield Himalayan
KTM propose deux machines partageant le même monocylindre, vif et économique. La Duke joue la carte du roadster, la RC celle de la sportive. Deux valeurs sûres, à prix doux.
Husqvarna, désormais propriété de KTM, a su créer une identité forte avec la 401 Pilen. Originalité et design épuré pour une moto qui détonne dans le paysage.
Enfin, Royal Enfield continue d’imposer son style avec l’Himalayan. Robustesse, simplicité, fiabilité : cette moto à l’ancienne joue la carte du voyage et de l’authenticité, sans faire exploser le budget.
Cette sélection n’a rien d’un verdict figé. À chaque motard sa trajectoire, à chaque passion son modèle. L’essentiel reste de trouver la machine qui donne envie de rouler encore, et toujours plus loin. Voilà le vrai point de départ, et la seule ligne d’arrivée qui vaille la peine.









