L’année 2026 marque un tournant pour les propriétaires de deux-roues en France. Entre le déploiement du contrôle technique, la hausse des tarifs et l’essor des scooters électriques, les obligations et les contrats évoluent sensiblement. Voici ce qu’il faut savoir avant de reprendre la route ou de renouveler sa couverture.
Le contrôle technique deux-roues : une réalité bien en place
Depuis le 1er janvier 2026, les scooters immatriculés en 2020 et 2021 doivent obligatoirement passer au contrôle technique, au plus tard le 31 décembre 2026. Pour les véhicules mis en circulation à partir du 1er janvier 2022, la première visite interviendra dès 2027, dans les six mois précédant le 5e anniversaire d’immatriculation.
Autre nouveauté depuis le 1er mars 2026 : les centres de contrôle mesurent désormais la vitesse maximale des cyclomoteurs de moins de 50 cm³. Les engins débridés sont directement dans le collimateur. Les résultats des premiers contrôles (données réseau Motovision) montrent que les scooters affichent un taux de contre-visite de 19 %, comparable à celui des voitures. Les défaillances les plus fréquentes portent sur les pneus usés, les émissions d’échappement et la lisibilité de la plaque d’immatriculation. À noter : des rumeurs de suppression du contrôle technique circulent depuis fin 2025, en lien avec une proposition de révision de directive européenne. La France n’a manifesté aucune intention d’y renoncer ; le CT reste pleinement en vigueur.
Des tarifs en hausse et un risque vol à ne pas sous-estimer
Pour bien comprendre les enjeux de couverture, un tour sur les analyses dédiées à l’assurance scooter permet d’identifier les points de vigilance selon son profil et son type de véhicule. Car les tarifs progressent en 2026, sous l’effet conjugué de la hausse des coûts de réparation (pièces, main-d’œuvre), d’une sinistralité en légère remontée et d’une fréquence de vols toujours élevée.
En 2024, environ 48 000 deux-roues ont été dérobés en France, et un sinistre vol coûte aujourd’hui 40 % plus cher aux assureurs qu’il y a quatre ans. L’Île-de-France concentre 44 % des vols, la région PACA environ 20 %. Pour les conducteurs résidant dans ces zones, l’option vol dans le contrat n’est plus vraiment facultative. Par ailleurs, certains assureurs commencent à accepter les dashcams comme preuve en cas de litige, et la télématique (boîtier connecté enregistrant vitesse et freinages) commence à s’étendre aux deux-roues pour ajuster les primes au profil de conduite réel.
Le scooter électrique, un segment qui impose ses propres règles
Avec 8 295 immatriculations au premier semestre 2026 (en hausse de 7 % sur un an en France) et une progression de 35,3 % sur le segment des plus de 50 cm³ à l’échelle européenne, le scooter électrique s’installe durablement dans le paysage. Il amène avec lui des spécificités en matière d’assurance : garanties liées à la batterie (dont le remplacement peut dépasser 1 000 €), prise en charge de l’assistance en cas de panne de charge, et couverture des composants électroniques. Ces garanties varient d’un contrat à l’autre et méritent une lecture attentive avant souscription. Le scooter électrique 50 cm³ reste accessible dès 14 ans avec le permis AM, un point à garder en tête pour les familles concernées.
Qu’on roule en thermique ou en électrique, la règle de base ne change pas : l’assurance est obligatoire, sans exception, dès lors que l’engin possède un moteur. Le minimum légal reste la responsabilité civile, mais la réalité des risques en 2026 invite à regarder de plus près ce que couvre vraiment son contrat.

