Un permis B délivré avant le 1er mars 1980 autorise la conduite de certaines motos légères sans formation supplémentaire. Depuis 2011, une formation de sept heures s’impose pour piloter un deux-roues motorisé jusqu’à 125 cm³ ou un trois-roues de la catégorie L5e, sous conditions précises. L’écart entre les droits selon la date d’obtention du permis et la nature du véhicule surprend souvent.
Les règles varient en fonction de critères stricts : cylindrée, puissance, expérience de conduite et type d’engin. Ignorer ces spécificités expose à des sanctions, même en cas de bonne foi.
Permis B et deux-roues motorisés : ce que dit la réglementation aujourd’hui
Le permis B, largement répandu chez les conducteurs, donne accès à bien plus qu’une simple voiture. Depuis l’arrêté du 17 décembre 2010, chaque catégorie de véhicule autorisée est clairement définie, avec des conditions précises à respecter. Pas de place à l’approximation : tout est cadré.
Pour prendre le guidon d’une moto légère 125 cm³ ou d’un scooter 125 cm³, qu’ils soient thermiques ou électriques (puissance ≤ 11 kW), il faut cumuler deux années d’expérience de conduite et justifier d’une formation de 7 heures. Même exigence pour les scooters à trois roues classés L5e : les deux roues avant doivent être espacées de plus de 46 cm et le système de freinage doit être couplé. Pour les versions plus puissantes, il faudra avoir au moins 21 ans.
Le cyclomoteur 50 cm³ reste accessible directement avec le permis B, grâce à l’équivalence avec le permis AM. Aucune formalité supplémentaire nécessaire pour circuler en France. Mais pas question de dépasser les 125 cm³ ou les 11 kW de puissance : au-delà, il faut décrocher un permis moto spécifique, A2 ou A.
La législation ne laisse rien au hasard : conduire sans remplir les conditions, c’est risquer une amende de 135 €, l’immobilisation du véhicule, voire une exclusion de prise en charge par l’assurance si un accident survient. Chaque catégorie de permis délimite précisément les véhicules autorisés sur les routes françaises, et la moindre imprudence peut coûter cher.
Quels types de motos et scooters sont accessibles avec un permis B ?
Avec un permis B en poche, certains deux et trois-roues motorisés deviennent accessibles, à condition de respecter quelques règles incontournables. Premier niveau : le cyclomoteur 50 cm³. Ce petit gabarit, limité à 45 km/h, convient à ceux qui veulent se déplacer en ville sans se soucier d’une formation complémentaire.
Ensuite, la moto légère 125 cm³ et le scooter 125 cm³ s’adressent aux titulaires du permis B depuis au moins deux ans, à condition d’avoir suivi la formation obligatoire de 7 heures. La puissance est plafonnée à 11 kW, qu’il s’agisse d’un moteur thermique ou d’une moto électrique équivalente 125 cm³. Des modèles emblématiques comme la Honda CB125F, la Yamaha MT-125 ou encore le Honda Forza 125 sont très représentés sur le marché. Ceux qui préfèrent un style rétro trouveront leur bonheur chez Mash ou Brixton.
Le scooter à trois roues (catégorie L5e) s’ajoute à la liste, à condition d’avoir deux ans de permis B et d’avoir effectué la formation ad hoc. Pour être conforme, il faut que les deux roues avant soient séparées de plus de 46 cm et que le système de freinage soit couplé. Les Peugeot Metropolis, Piaggio MP3 ou Kymco CV3 répondent à ces critères, mais attention : pour certaines versions plus puissantes, il faut avoir au moins 21 ans.
Impossible d’aller au-delà : aucune moto de plus de 125 cm³ ou dépassant 11 kW n’est accessible avec un simple permis B. Pour accéder à cette catégorie, il faut obligatoirement passer par le permis A2 ou A.
Les conditions à remplir pour conduire une 125 cm³ ou un trois-roues en toute légalité
Avant d’enfourcher une moto 125 cm³ ou un scooter à trois roues catégorie L5e avec votre permis B, il est impératif de valider plusieurs points. La réglementation issue de l’arrêté du 17 décembre 2010 fixe un cadre strict : deux ans d’ancienneté de permis B et la fameuse formation de 7 heures sont incontournables, sauf rares exceptions.
Cette formation s’effectue en auto-école ou moto-école agréée. Elle se compose de 2 heures de théorie axées sur la sécurité routière, 2 heures de pratique hors circulation (plateau) et 3 heures de conduite en conditions réelles. À l’issue, une attestation de formation est délivrée : elle doit être présentée lors d’un contrôle routier. Le coût oscille généralement entre 250 et 350 €, selon les structures.
Voici les situations où la formation de 7 heures n’est pas requise :
- Le permis B a été obtenu avant le 1er mars 1980.
- Vous avez assuré une 125 cm³ ou un L5e entre 2006 et 2010.
- Vous détenez déjà le permis A1.
Circuler sans cette formation expose à une contravention de 4ᵉ classe, avec amende de 135 € pouvant grimper à 750 €, immobilisation du véhicule et refus d’indemnisation par l’assurance en cas d’accident. Précision d’importance : la formation de 7 heures n’est valable qu’en France. Pour rouler à l’étranger, il faut le permis A1 officiel.
Obtenir des conseils personnalisés ou se former : les démarches pour rouler sereinement
Passer de l’habitacle au guidon ne s’improvise pas. Si vous envisagez de conduire une moto ou un scooter accessible avec le permis B, il est judicieux de solliciter une auto-école ou une moto-école reconnue. Le regard d’un professionnel permet de mieux appréhender les spécificités des différents modèles et de choisir celui qui correspond vraiment à vos attentes. Les organismes proposent souvent des séances d’initiation, idéales pour comparer les références du marché : Honda CB125F, Yamaha MT-125, Piaggio MP3, Peugeot Metropolis, ou les modèles néo-rétro de Mash et Brixton.
Un entretien personnalisé avec un formateur aide à préciser vos usages : déplacements urbains, trajets périurbains, recherche de confort ou d’agilité… Certains établissements orientent vers un scooter trois roues pour maximiser la stabilité, d’autres vers une moto légère si la maniabilité est votre priorité. Les essais sur différents véhicules, thermiques ou électriques, permettent de mesurer concrètement les différences de comportement.
Pensez également à vérifier les modalités d’assurance et les contrôles techniques : certaines compagnies exigent l’attestation de formation, d’autres fixent leur tarif selon la cylindrée et la puissance. Gardez toujours sur vous votre attestation, elle pourra être exigée lors d’un contrôle, surtout avec un scooter à trois roues comme le Peugeot Metropolis ou le Piaggio MP3.
Quelques recommandations pratiques s’imposent pour optimiser votre expérience :
- Privilégiez des équipements adaptés : casque homologué, gants certifiés, veste renforcée.
- Consultez les avis d’autres utilisateurs sur la fiabilité et le confort des modèles envisagés.
La variété des motos et scooters accessibles avec le permis B invite à bien s’informer, à solliciter des conseils avisés et à adapter son choix au modèle, qu’il soit thermique ou électrique, deux ou trois roues. Sur la route, mieux vaut avancer éclairé que de découvrir trop tard que la frontière entre liberté et infraction est parfois plus mince qu’on ne l’imagine.


