Oubliez les idées reçues : le nombre de chevaux fiscaux n’est pas réservé aux amateurs de mécanique ou aux initiés du code de la route. Il s’invite dans la vie de chaque conducteur, souvent au moment de comparer les tarifs d’assurance, sans que l’on sache toujours ce qu’il recouvre. Pas la peine de sortir la calculette ou de fouiller dans les archives de la préfecture : ici, le concept de chevaux fiscaux se dévoile sans jargon. Décortiquons ensemble ce qui pèse vraiment dans votre prime d’assurance et comment le calculer simplement.
Qu’est-ce que le nombre de chevaux fiscaux ?
En 1956, la France a posé les bases de la taxation automobile avec l’introduction des chevaux fiscaux. Derrière ce terme, une notion purement administrative : la puissance fiscale d’un véhicule. Concrètement, elle sert à mesurer la capacité de votre voiture à produire de l’énergie, mais surtout à établir le montant de la taxe à payer.
Un chiffre élevé ? Votre véhicule sera perçu comme plus puissant, donc potentiellement plus cher à assurer. Le calcul ne tient pas simplement à la taille ou à la marque de la voiture, mais à des critères précis : la cylindrée, le type de motorisation, la puissance maximale, le nombre de cylindres.
Petite mise au point : on parle bien de puissance administrative, pas de performances réelles sur la route. Les chevaux réels, eux, indiquent ce que le moteur délivre effectivement. Les chevaux fiscaux, c’est une affaire de paperasse, mais pas sans conséquences sur votre budget.
Comment est calculé le nombre de chevaux fiscaux ?
Pour fixer le nombre de chevaux fiscaux, l’État français a établi une formule simple, qui fait la part belle à la cylindrée et à la nature du moteur. C’est ce calcul qui sert de base à la tarification des assurances comme à la fiscalité automobile.
Voici comment s’articulent les différents paramètres :
- La cylindrée du moteur, exprimée en cm3
- Un coefficient de puissance, qui varie selon le moteur : 0,06 pour le diesel, 0,08 pour l’essence, 0,05 pour l’électrique
Pour illustrer, prenons une voiture équipée d’un moteur diesel de 1500 cm3 : il suffit de multiplier la cylindrée par le coefficient correspondant. Soit 1500 x 0,06 = 90. Résultat : 6 chevaux fiscaux à déclarer.
N’oubliez pas : cette puissance fiscale ne reflète pas la puissance réelle de votre voiture. Elle sert avant tout à calculer la taxe sur les véhicules de société (TVS) et la prime d’assurance auto.
Comment vérifier le nombre de chevaux fiscaux de votre voiture ?
La démarche la plus directe : jeter un œil à la carte grise. La case P6 mentionne noir sur blanc le nombre de chevaux fiscaux de votre véhicule.
Et si la carte grise n’est pas sous la main ? Il reste possible d’utiliser une formule standardisée ou de recourir à des calculateurs en ligne, disponibles gratuitement sur de nombreux sites spécialisés dans l’automobile. Un outil rapide, utile lorsqu’on compare des offres ou qu’on veut anticiper le coût d’un changement de véhicule.
Pourquoi le nombre de chevaux fiscaux est important pour l’assurance auto ?
Ce chiffre n’est pas anodin. Les compagnies d’assurance l’utilisent systématiquement dans leurs formules de tarification. Un véhicule avec un nombre de chevaux fiscaux élevé sera considéré comme plus risqué ou plus coûteux à réparer : le montant de la prime d’assurance grimpe en conséquence.
D’autres facteurs entrent en jeu : âge et expérience du conducteur, localisation, type de voiture. Mais le nombre de chevaux fiscaux reste l’un des piliers du calcul.
En définitive, savoir où se situe votre véhicule sur l’échelle des chevaux fiscaux, c’est éviter les mauvaises surprises au moment de souscrire ou de renouveler votre contrat d’assurance. Mieux informé, on prend la route plus sereinement, sans laisser la fiscalité décider seule du prix à payer.


