En 2025, 58 % des véhicules électriques immatriculés en France l’ont été par des flottes d’entreprise. Un chiffre qui illustre à quel point la question de la recharge sur le lieu de travail est devenue centrale pour les gestionnaires de parc et les directeurs immobiliers. Et avec un cadre réglementaire qui s’est durci au fil des mois, l’heure n’est plus vraiment à l’attentisme.
Des obligations légales qui s’appliquent dès maintenant
Depuis le 1er janvier 2025, tout bâtiment tertiaire existant disposant d’un parking de plus de 20 places doit proposer au moins un point de recharge fonctionnel pour 20 emplacements, soit un minimum de 5 % des places équipées. Au moins une de ces places doit être accessible aux personnes à mobilité réduite. Cette obligation découle de la loi LOM et du Code de la construction, et elle concerne aussi bien les bureaux que les commerces ou les entrepôts.
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Un nouveau palier est entré en vigueur en juillet 2026 pour les parkings dépassant 10 000 m². Les entreprises qui ne sont toujours pas en conformité s’exposent désormais à des amendes comprises entre 20 000 et 40 000 euros. Par ailleurs, toute borne dont la puissance dépasse 3,7 kW doit obligatoirement être installée par un professionnel certifié IRVE : ce n’est pas une recommandation, c’est une obligation légale.
Pour celles qui souhaitent déléguer l’intégralité du projet, des opérateurs spécialisés proposent une prise en charge complète, du financement à la maintenance. C’est notamment le positionnement de Greenspot. Et pour en savoir plus, nous vous invitons à voir le site Greenspot qui permet de comprendre leur approche clef en main, sans investissement initial pour l’entreprise.
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Avantages fiscaux, RH et points de vigilance
Au-delà de la contrainte réglementaire, équiper son parking présente des atouts concrets. La recharge prise en charge par l’employeur dans le cadre du dispositif prévu reste exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu jusqu’au 31 décembre 2027. Les entreprises peuvent aussi bénéficier d’une TVA réduite à 5,5 % sur les infrastructures concernées.
Attention toutefois : depuis 2025, la recharge gratuite proposée en dehors de ce dispositif d’exonération est requalifiée en avantage en nature, ce qui implique des cotisations sociales pour l’employeur et une possible imposition pour le salarié. Mieux vaut cadrer le dispositif juridiquement dès le départ.
Sur le plan RH, proposer la recharge au bureau lève un frein réel à l’adoption du véhicule électrique pour les collaborateurs sans solution adaptée à domicile. C’est un argument qui compte, notamment pour les recrutements dans les grandes agglomérations.
Quel modèle choisir pour son installation ?
Face au coût d’un projet IRVE et à la technicité des démarches, le recours à un opérateur externe en tiers investisseur gagne du terrain en 2026. Le principe : le prestataire finance, installe et exploite les bornes, en échange d’un contrat d’exploitation ou d’un loyer. L’entreprise n’avance rien et bénéficie d’une maintenance garantie.
Ce modèle répond à la fois à la contrainte de certification obligatoire et à la réticence de certaines directions financières face à l’investissement initial. Pour les flottes et les établissements avec parking, c’est souvent la voie la plus rapide vers la conformité. Les voitures électriques prenant une place croissante dans les parcs professionnels, anticiper l’infrastructure de recharge devient une priorité autant stratégique que réglementaire.

